Avant les écrans et les calculateurs de bord, un pilote pouvait calculer sa consommation, sa vitesse sol ou une conversion de distance en tournant simplement la lunette de sa montre. C’est l’idée qui guide Breitling en 1952 avec la Navitimer : une règle à calcul circulaire au poignet. Elle devient la montre officielle de l’AOPA, l’association des pilotes américains, puis entre au poignet de Miles Davis et de Serge Gainsbourg.
Ce modèle des années 90 en garde tout le vocabulaire : lunette crantée, échelles concentriques et logo ailé. Il y ajoute ce que la Navitimer d’origine n’osait pas, un cadran bleu profond contrasté par des compteurs blancs. Ce « reverse panda » fait tout le caractère de la pièce. Les chiffres arabes luminescents ont pris une teinte vanille assortie aux aiguilles, et la trotteuse porte le B de la maison.
La montre est complexe à lire et superbe à regarder, un instrument avant d’être un bijou. Sur un cuir bleu qui prolonge le cadran, elle sort des sentiers battus des Navitimer noires.














