Deux choses rendent ce cadran impossible à reproduire. La première, c’est sa couleur. La seconde, c’est son défaut.
Le vert, d’abord. Omega l’a très peu utilisé — quelques séries, sur quelques références, à la toute fin des années 1960. Ici, il est laqué en dégradé : lumineux et presque turquoise au centre, il s’assombrit vers les bords jusqu’à un vert bouteille profond. Selon l’éclairage, la montre passe du bleu-vert au vert sombre, et l’on a souvent du mal à décider de la couleur qu’on vient de voir. C’est un cadran qui ne se laisse pas photographier correctement ; il faut l’avoir en main.
Le défaut, ensuite — et c’est lui que les collectionneurs cherchent. Avec le temps, la laque s’est finement craquelée en un réseau de lignes qui rayonne depuis le centre : c’est ce qu’on appelle un cadran spider. Une anomalie de vieillissement, imprévisible, impossible à provoquer et impossible à falsifier proprement. Chaque spider est unique, et sur un fond vert — déjà rare en soi — la combinaison relève de la pièce de chasse.
Le boîtier qui porte tout cela est tout aussi daté, dans le meilleur sens. Le format TV — coussin carré à angles arrondis, en référence aux écrans cathodiques de l’époque — est la signature stylistique des années 1970. Brossé sur le dessus, poli sur les flancs, prolongé par son bracelet acier, il a cette assise massive et basse qui caractérise les montres de ces années. Un dessin qu’on ne peut situer nulle part ailleurs.
Et comme toujours chez les Constellation, l’apparence ne se fait pas au détriment de la mécanique : le calibre 1002, automatique, est certifié chronomètre — quinze jours d’épreuves officielles avant de pouvoir imprimer ces trois mots sur le cadran.
Rareté du cadran, singularité du spider, format introuvable ailleurs. Pour l’amateur qui cherche une pièce que personne d’autre n’aura, c’est exactement ce dossier-là.
Révisée et garantie 3 ans.
NON ÉTANCHE.












