La première chose qu’on remarque sur cette 168.010, c’est le cadran — et il faut l’incliner pour comprendre pourquoi. Le satiné est vertical, en fines lignes parallèles, un traitement dit « linen » qui donne à l’argent une texture de toile. Selon la lumière, le cadran se resserre ou s’ouvre, passe du mat au brillant. Un cadran soleillé fait toujours la même chose ; celui-ci change au fil de la journée. Trouvé dans cet état de conservation, sans oxydation ni redécoration, c’est déjà un argument suffisant.
Regardez à midi : l’index est double. Puis à six heures, l’étoile appliquée — la marque que la manufacture réservait à ses pièces certifiées, discrète au point que la plupart des gens ne la voient jamais. Au-dessus du centre, la mention Chronometer Officially Certified : Omega envoyait chaque Constellation à Neuchâtel, quinze jours d’épreuves en cinq positions, et n’imprimait ces trois mots que sur celles qui revenaient avec leur bulletin. C’est le seul luxe que ce cadran s’autorise, et c’est un luxe de précision, pas d’apparence.
Le boîtier est en acier, plus rare, plus solide. Ses 34,5 mm et ses cornes droites donnent une montre qui se glisse sous une chemise sans y penser et qui se remarque quand on tend le bras.
Sous le fond vissé, le calibre 564 : automatique, chronomètre certifié, correction rapide de la date. C’est, selon nous, l’un des meilleurs mouvements Omega pour des montres à ce niveau de prix.
Ce que cela donne concrètement : une montre de 1967, en acier, certifiée chronomètre, avec un cadran d’origine — et qui coûte aujourd’hui une fraction de ce que demande n’importe quelle mécanique neuve d’un niveau comparable. Révisée et garantie 3 ans, sur cuir grainé taupe avec sa suédine de voyage.
NON ÉTANCHE














