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  • Omega Constellation Manhattan

    Omega Constellation Manhattan

    1 550 

    Quand Omega redessine la Constellation en 1982, l’ingénieur cherche d’abord une solution technique : comment plaquer fermement le verre saphir sur le joint pour garantir l’étanchéité. La réponse est un système de griffes qui viennent pincer le verre contre le boîtier. Ce qui aurait pu rester invisible devient le motif le plus reconnaissable de l’horlogerie des années 1980 — un cas rare où la fonction produit directement le style. Le modèle prend le nom de Manhattan, et il définira l’identité visuelle de la Constellation pour les quarante années suivantes.

    Le reste du dessin est d’une cohérence remarquable. La lunette porte les chiffres romains gravés en creux, qui tournent autour du cadran comme une frise. Le bracelet acier est intégré au boîtier — pas rapporté, dessiné avec lui — avec ses maillons plats qui suivent le poignet comme un ruban. C’est cette continuité de ligne, du fermoir jusqu’au verre, qui donne à la montre sa silhouette si particulière : plate, fluide, jamais massive.

    Le cadran argenté joue la sobriété absolue : des index points appliqués qui accrochent la lumière comme de minuscules pierres, un chemin de fer bleuté sur le pourtour, et surtout ces aiguilles bleues dont la couleur tranche franchement sur l’argent. Ce détail chromatique est ce qui empêche la montre de basculer dans l’austérité — et c’est ce qu’on remarque en premier au poignet.

    Sous le fond, le calibre Omega 1438 sur base ETA 255.461 : un quartz suisse de haute gamme, précis et absolument sans contrainte d’entretien. On la met au poignet et on l’oublie — c’est exactement l’usage pour lequel cette Constellation a été pensée.

    En 32,5 mm, avec son bracelet intégré et sa lunette gravée, la Manhattan est aujourd’hui l’une des dernières montres au dessin véritablement identifiable qu’on puisse acquérir à ce niveau de prix. Le sport-chic des années 1980 remonte fortement, et celle-ci n’a plus beaucoup de marge avant de suivre.

    Révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Hamilton Chrono-matic Fontainebleau

    Hamilton Chrono-matic Fontainebleau

    3 200 

    Regardez où se trouve la couronne. À gauche.

    Ce n’est pas une fantaisie de designer : c’est la signature d’un des moments les plus importants de l’histoire horlogère. En 1969, trois maisons suisses — Heuer, Breitling et Büren — s’allient à Dubois-Dépraz pour créer « le premier chronographe automatique au monde », en concurrence avec Zenith et Seiko. Le résultat s’appelle le Caliber 11, et sa construction à module superposé obligeait à déporter la tige de remontoir de l’autre côté du boîtier. D’où cette couronne à 9 heures, devenue l’emblème visuel du projet Chrono-Matic. Les Monaco de Steve McQueen dans Le Mans portent exactement le même mouvement, avec cette particularité.

    Hamilton, alors intégrée au groupe Büren, a eu accès à ce calibre. La Fontainebleau en est sa version la plus rare et la plus désirable — bien moins connue que les Heuer, et pour cela encore accessible.

    Le cadran joue la carte du panda inversé : un disque central argenté satiné, un secteur périphérique noir, deux compteurs noirs avec des écritures blanches. Le contraste est franc, la lecture immédiate, et l’ensemble a cette lisibilité sportive que les années 1970 ont poussée à son sommet. Les index bâton appliqués et le tritium — attesté par la mention T SWISS T — ont pris une patine crème homogène qui réchauffe l’ensemble. Le guichet de date à 6 heures ferme la composition sans la déséquilibrer.

    Le boîtier de forme de 47mm, brossé avec ses flancs polis, a la présence des chronographes de cette décennie : massif, anguleux, absolument assumé. Il se porte encore parfaitement aujourd’hui, à une époque où les formats reviennent vers le grand.

    Ce qu’il faut comprendre : posséder une Chrono-Matic, c’est posséder un des premiers chronographes automatiques de l’histoire, dans une déclinaison que le marché n’a pas encore rattrapée. Les Heuer équipées du même calibre se négocient déjà à plusieurs multiples. La Hamilton, elle, est encore là.

    Sur caoutchouc style tropic noir, avec sa suédine de voyage.

    Révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Tissot Seastar Automatic

    Tissot Seastar Automatic

    520 

    Ce cadran n’existait pas ainsi en sortie d’usine. C’est tout l’intérêt.

    Sous le plexi, on observe quelque chose que personne ne pourrait reproduire : un fond bleu-ardoise piqueté d’or et de vert, irrégulier, avec des zones plus claires et des zones plus profondes, comme une pierre. C’est ce qu’on appelle un cadran moucheté — une particularité que les collectionneurs traquent et payent aujourd’hui bien plus cher qu’un cadran immaculé, précisément parce qu’il est unique .

    Autour de cette matière, le dessin reste d’une sobriété parfaite : index bâton appliqués en acier qui captent la lumière franchement, aiguilles ajourées, un guichet de date net à trois heures. La double mention T SWISS MADE T en bas de cadran confirme le tritium d’origine et situe la pièce sans ambiguïté.

    Le boîtier de 38,5 mm est lui aussi typiquement seventies : flancs brossés, chanfreins polis, une géométrie qui joue avec la lumière selon l’inclinaison du poignet. Format confortable, bien centré, ni trop discret ni imposant.

    Et puis il y a ce que Tissot ne dit jamais assez fort : la maison faisait partie du groupe SSIH aux côtés d’Omega, et partageait avec elle ses standards de fabrication. Le calibre visible ici est de cette école-là — construction propre, finitions régulières, et cette robustesse qui lui permet d’être encore parfaitement réglable un demi-siècle plus tard. Le nôtre vient d’être révisé.

    En clair : un cadran unique, un boîtier de caractère, un mouvement de manufacture suisse, révisé et garanti trois ans — pour le prix d’une montre neuve de grande surface. C’est le genre de pièce qu’on achète en se disant qu’on aurait dû en prendre deux.

    Sur cuir grainé bleu marine, avec sa suédine de voyage.

    NON ÉTANCHE.

  • Certina Calatrava

    Certina Calatrava

    620 

    Certina est l’un des secrets les mieux gardés du vintage suisse. La maison de Grenchen, fondée en 1888, fabriquait ses propres mouvements — chose que la plupart de ses concurrents de gamme équivalente ne faisaient pas — et les finissait à un niveau qui n’a rien à envier aux grandes signatures de l’époque. Elle n’a simplement jamais eu leur budget marketing. Résultat : à qualité de fabrication comparable, une Certina des années 1950 s’achète aujourd’hui pour une fraction du prix d’une Omega de la même décennie. C’est l’une des dernières vraies portes d’entrée dans le vintage suisse authentique.

    Cette pièce en est une bonne démonstration. Le cadran argenté a viré au orange dans son centre : marque du radium laissée par les aiguilles, restées immobiles très longtemps – c’est exactement ce que cherchent les amateurs avertis. Il conserve son dessin d’origine : index bâton appliqués en acier, minuterie chemin de fer sur le pourtour, et une petite seconde à 6h dans son cercle discret. Cette configuration a disparu de la production courante dans les années 1960 au profit de la seconde centrale ; elle est aujourd’hui recherchée précisément pour cela, parce qu’elle donne au cadran une lecture plus posée, plus horlogère.

    Le boîtier acier de 34,5 mm aux cornes facettées et à la lunette lisse porte les traces d’usage d’une montre qui a vécu — sans jamais avoir été repolie à outrance, ce qui préserve la netteté de ses arêtes d’origine.

    À l’intérieur, un calibre manufacture Certina à remontage manuel : simple, robuste, entièrement réparable. C’est précisément ce type de mécanique qui traverse soixante-dix ans sans broncher, à condition d’être entretenue. Celle-ci vient de passer entre les mains de nos horlogers.

    Ce que cela donne : une vraie montre suisse mécanique des années 1950, cadran d’origine, révisée et garantie trois ans, à un prix où l’on ne trouve rien d’équivalent. Pour une première acquisition ou pour porter au quotidien sans crainte, il n’y a pas beaucoup mieux.

    Sur cuir grainé cognac, avec sa suédine de voyage.

    NON ÉTANCHE.

  • Rolex Air King 14010M

    Rolex Air King 14010M

    4 900 

    Voici le genre de Rolex qui échappe à tout le monde — et c’est précisément ce qui la rend intéressante.

    L’Air-King 14010M est la dernière génération de la lignée avant l’arrêt du modèle en 2014. Elle cumule deux choses que peu de références réunissent : le calibre 3130, c’est-à-dire le mouvement moderne de Rolex — le même que celui de la Submariner sans date — et un boîtier de 34 mm hérité d’une époque où une montre ne cherchait pas à occuper tout le poignet. De la mécanique contemporaine dans un format d’avant. Sur le marché actuel, cette combinaison n’existe presque nulle part ailleurs.

    Le cadran est ce qui fait basculer cette pièce. Blanc laqué, profond, avec cette alternance de chiffres romains et d’index bâton que Rolex n’a proposée que sur une poignée de références. Le contraste est absolu : lecture immédiate à n’importe quelle distance, sous n’importe quelle lumière. Rien ne vieillit sur un cadran comme celui-ci — il aura la même allure dans quinze ans.

    Autour, la lunette striée de fines cannelures verticales, une signature Rolex des années 1960 que la maison a maintenue jusqu’au bout sur l’Air-King. Elle donne du relief là où une lunette lisse resterait plate, et attrape la lumière sans jamais briller de façon vulgaire. C’est la version la plus caractérielle du modèle, et la plus rare des trois configurations proposées.

    Le reste, c’est du Rolex standard — c’est-à-dire irréprochable. Boîtier Oyster à couronne vissée, verre saphir, bracelet Oyster acier à embouts 557B.

    Ce qu’il faut en retenir : c’est la Rolex la plus accessible du catalogue moderne, avec un mouvement de Submariner, un cadran que Rolex ne refera pas, et un format 34 mm que les collectionneurs redécouvrent en ce moment même. La cote de la 14010M monte régulièrement depuis l’arrêt de la ligne, et elle n’a plus grand-chose devant elle avant de rattraper les autres.

    Révisée et garantie 3 ans.

  • Cartier Tank Must Roman Dial

    Cartier Tank Must Roman Dial

    2 800 

    Il existe deux façons d’acheter une Tank aujourd’hui. Neuve chez Cartier, où l’on paiera le prix fort pour un cadran blanc impeccable sorti d’usine et un mouvement quartz. Ou celle-ci.

    Le cadran a pris quarante ans. Les légères craquelures de la laque dessinent une trame à peine visible, et l’ensemble a cette chaleur que seul le temps fabrique. Ce n’est pas un défaut qu’on tolère : c’est ce que les amateurs cherchent en priorité. Un cadran vintage authentiquement patiné a désormais plus de valeur qu’un cadran refait, parce qu’il ne se reproduit pas — et qu’il donne à la montre une présence qu’aucune pièce neuve n’aura jamais.

    Le dessin, lui, n’a pas changé depuis 1917. Louis Cartier avait transposé les chenilles d’un char Renault en brancards verticaux, et l’habitacle en boîtier rectangulaire. Depuis, on ne l’a jamais retouché. Les chiffres romains sont posés selon la partition d’origine, cernés par ce chemin de fer intérieur qui redouble la géométrie du boîtier — un détail que peu de gens remarquent et qui fait pourtant tout l’équilibre du cadran. Les aiguilles glaive bleuies tracent leur diagonale par-dessus. Rien d’autre. C’est là toute la leçon Cartier : une montre qui n’a rien à ajouter.

    Sur le flanc, le cabochon bleu — la signature de la maison, reconnaissable avant même que l’on ait lu le cadran.

    Et surtout : elle est mécanique. Remontage manuel, d’origine, celui des premières séries Must avant que le quartz ne s’impose sur la ligne. La grande majorité des Must du marché sont à pile ; les mécaniques sont rares et systématiquement plus recherchées. Cela change l’objet et l’usage : quelques tours de couronne chaque matin, ce geste minuscule qui vous relie à la montre. On ne remonte pas un accessoire.

    Grand modèle, 30 x 23 mm, quelques grammes au poignet. Elle se glisse sous n’importe quelle manche et se remarque uniquement de près — par ceux qui savent ce qu’ils regardent.

    Sur cuir grainé cognac, avec sa suédine de voyage. Révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Vacheron Constantin Overseas

    Vacheron Constantin Overseas

    Il y a trois grandes montres sport-chic en acier au monde. Deux d’entre elles s’attendent des années. La troisième, on peut encore l’avoir.

    Vacheron Constantin est la plus ancienne manufacture horlogère en activité continue — 1755, ininterrompue depuis. Elle appartient à la trinité de la haute horlogerie aux côtés de Patek Philippe et Audemars Piguet, et l’Overseas est sa réponse à la Nautilus et à la Royal Oak. La différence est qu’elle n’a jamais cédé à la surenchère de rareté artificielle.

    Prenez la lunette. Six pans, dont la forme reprend celle de la croix de Malte — l’emblème de la maison depuis le XIXᵉ siècle, ici transformé en architecture plutôt qu’en logo. Le motif se retrouve sur chaque maillon du bracelet, décliné jusqu’à la boucle. C’est ce genre de cohérence obsessionnelle qui sépare une montre dessinée d’une montre assemblée.

    Le cadran bleu soleillé fait le reste du travail. Sous la lumière directe, il vire au bleu électrique ; à l’ombre, il s’enfonce vers le nuit profond. Au centre, une petite chorégraphie s’organise : l’aiguille du second fuseau, l’indicateur jour/nuit dans son secteur à 9h, et surtout cette date rétrograde dont l’aiguille remonte l’arc jour après jour avant de retomber d’un coup au 31. On ne se lasse pas de guetter ce saut.

    Retournez-la. Le fond saphir découvre le calibre 5110 DT et sa masse oscillante en or rose 22 carats gravée d’une rose des vents. Le mouvement porte le Poinçon de Genève — le certificat le plus exigeant de l’horlogerie, décerné par l’État de Genève et qui porte non seulement sur la précision mais sur la finition de chaque composant, y compris ceux que personne ne verra jamais.

    Enfin, l’argument qui décide souvent : elle est livrée avec trois bracelets. Acier, caoutchouc bleu, alligator bleu — et le système de changement se fait en quelques secondes, sans le moindre outil. Une montre de bureau le lundi, une montre de plage le samedi, une montre de dîner le soir. Peu de pièces à ce niveau offrent cette liberté.

    Full set 2021 : écrin, certificat, garantie, l’ensemble des bracelets et la boucle déployante. Rien ne manque.

    Révisée et garantie 3 ans.

  • Omega Seamaster Sector Dial

    Omega Seamaster Sector Dial

    2 200 
    1. La montre a soixante-huit ans. Elle en porte chacun.

    Le cadran a viré — pas uniformément, pas proprement, comme le font les cadrans qu’on repeint. Il a viré comme vire un objet qui a vécu : le centre a gardé sa clarté, la périphérie s’est chargée d’un ivoire chaud, quelques marques ponctuent la surface là où le temps a fait son travail. Certains appelleront cela des défauts. Ceux qui achètent du vintage savent que c’est exactement l’inverse : c’est la preuve que personne n’y a touché. Un cadran d’origine dans son jus se paie aujourd’hui plus cher qu’un cadran refait impeccable, et cet écart ne fait que se creuser.

    Regardez le dessin, maintenant. Un secteur central délimité par un fin cercle, la minuterie chemin de fer qui court sur le pourtour, les index bâton appliqués en acier plantés dans le vide entre les deux. C’est la grammaire de la fin des années 1950 : rien d’ostentatoire, tout dans la proportion. Les aiguilles Dauphine, larges et facettées, tranchent avec une netteté que les rééditions modernes n’arrivent jamais à retrouver — parce qu’elles sont massives et polies à la main, pas embouties.

    Le boîtier acier de 34 mm porte ses cornes imposantes et sa lunette polie sans une once de superflu. C’est une montre qui se porte sous une chemise et qu’on oublie, jusqu’au moment où quelqu’un la remarque.

    Dessous, le calibre 501 — la première génération à rotor central d’Omega, juste après l’abandon des Bumper. Un mouvement simple, robuste, dont l’immense majorité des exemplaires tourne encore aujourd’hui. C’est là toute la logique de cette pièce : une mécanique qui ne pose pas de problème, sous un cadran qu’on ne retrouvera plus.

    À ce niveau de prix, il n’existe pas beaucoup de façons d’acquérir une Omega d’origine, datée, révisée et garantie trois ans. Celle-ci en est une.

    Sur cuir façon alligator noir, avec sa suédine de voyage.

    NON ÉTANCHE.

  • Omega Constellation Dog Legs - 18k

    Omega Constellation Dog Legs – 18k

    6 750 

    Prenez-la en main et penchez-la légèrement. Vous verrez la ligne apparaître.

    À un centimètre du bord, le cadran se casse. Il ne descend pas en pente douce : il plie, net, en douze facettes qui redescendent vers les index. On appelle cela le Pie-Pan — le moule à tarte — et c’est sans doute le cadran le plus intelligemment dessiné de toute l’horlogerie des Trente Glorieuses. Sa raison d’être est optique : la cassure crée une ombre franche qui sépare le centre soleillé de la couronne des index, donne de la profondeur là où un cadran plat resterait inerte, et fait vivre la montre à chaque geste du poignet. En doré, comme ici, l’effet atteint son sommet : le centre s’embrase, la périphérie reste sourde, et l’on obtient deux tons d’or sur une seule et même pièce.

    Au milieu des index, à six heures, l’étoile. Petit repère appliqué que la plupart des gens ne remarquent jamais et que les connaisseurs cherchent en premier — la signature de la ligne la plus exigeante d’Omega. Au-dessus du centre, la mention Chronometer Officially Certified : quinze jours d’épreuves à Neuchâtel, cinq positions, trois températures, un bulletin ou rien. Omega en a envoyé plus que n’importe quelle autre maison au monde, et la Constellation était la vitrine de cette obsession.

    Et puis il y a le boîtier. Or jaune 18 carats massif — non pas plaqué, non pas gold capped : de l’or sur toute l’épaisseur, avec ce poids caractéristique qui se sent dès la mise au poignet et cette chaleur de teinte que le plaqué n’approche jamais. C’est la configuration haute de la référence, celle qu’Omega réservait à sa clientèle la plus soignée, et celle qui ne se dévalorisera jamais en dessous du métal. Ses cornes facettées rattrapent la lumière comme les index, et ses 34 mm donnent la mesure exacte d’une montre habillée qui ne cherche pas à en imposer. Sous chemise, elle disparaît. Sur une table, elle attire l’œil.

    Le calibre 561 fait le reste : automatique, chronomètre certifié, l’un des mouvements les plus fiables jamais produits par la manufacture. Il tourne encore aujourd’hui comme il tournait au premier jour, et c’est bien le problème de ces montres-là — on ne les remplace jamais.

    Sur cuir Omega d’origine façon alligator, avec sa suédine de voyage. Révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Omega Constellation 168.0055

    Omega Constellation 168.0055

    2 550 

    Regardez la ligne sous le logo. Chronometer Officially Certified.

    Trois mots qu’Omega n’imprimait pas à la légère. Chaque Constellation partait à Neuchâtel, passait quinze jours d’épreuves dans cinq positions et trois températures, et ne revenait avec son bulletin que si elle tenait la seconde. Aucune autre maison n’a envoyé autant de mouvements au contrôle officiel : Omega détient toujours le record absolu de chronomètres certifiés de l’histoire, et la Constellation en fut le porte-drapeau. Ce cadran n’est pas décoratif. C’est un certificat.

    Le reste de la montre a le même aplomb tranquille. Le cadran argenté, discret, ne cherche rien — puis on l’incline et le soleillé se met à courir de l’index vers le centre. Les index bâton appliqués tracent un dessin d’une netteté chirurgicale. Rien ne dépasse, rien ne manque. C’est le vocabulaire d’une maison qui n’avait plus rien à prouver et qui le savait.

    Et puis il y a ce boîtier. Les flancs se creusent et le brossé bascule sur du poli, l’ensemble s’affaisse sur le poignet avec une souplesse que ses 36 mm ne laissent pas deviner. Une architecture qui se voit d’abord au toucher.

    Sous le fond, le calibre 1011 — l’un des derniers grands automatiques d’Omega avant que le quartz ne rebatte les cartes. Certifié chronomètre, comme la ligne l’exigeait.

    Voilà l’anomalie du marché : à qualité de finition, de mouvement et de signature égales, une Constellation de cette génération s’échange encore à une fraction de ce que demandent ses contemporaines à couronne. Ceux qui l’ont compris achètent maintenant.

    Sur son bracelet acier Omega d’origine, avec sa suédine de voyage. Révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Tudor - Oyster - Big Rose

    Tudor – Oyster – Big Rose

    2 500 

    Cette Tudor Oyster “Big Rose”, référence 7966, produite en 1959, est un modèle emblématique des premières années de la marque Tudor, reconnaissable à son esthétique sobre et à sa signature historique. Son boîtier en acier de 34 mm offre des proportions parfaitement équilibrées pour une montre vintage polyvalente.

    Elle se distingue par un cadran crème présentant une légère patine caramel, particulièrement séduisante, avec des index bullet et l’absence de matière luminescente (no lume). Les aiguilles dauphines chromées apportent élégance et lisibilité. L’ensemble est protégé par un verre plexiglas d’époque.

    La montre est animée par le calibre ETA 2472, un mouvement mécanique à remontage automatique robuste et éprouvé, offrant les fonctions heures, minutes, seconde centrale ainsi qu’un guichet date à 3h.

    Elle est montée sur un bracelet Rolex Oyster 7836, soulignant le lien historique entre Tudor et Rolex, et livrée avec sa suédine de voyage.

    Garantie 3 ans – NON ÉTANCHE.

  • Omega Seamaster Black Honeycomb

    Omega Seamaster Black Honeycomb

    2 450 

    Il y a des montres qu’on comprend en photo. Celle-ci, non.

    Sous la lumière rasante, le cadran s’allume. Ce que l’appareil rend en noir uniforme se révèle, au poignet, comme une trame vivante : des milliers d’alvéoles minuscules, guillochées une à une, qui accrochent le jour et le relâchent au moindre geste. On tourne le poignet, le noir devient moiré. On le tourne encore, il redevient profond. C’est un cadran qui se regarde, pas un cadran qui se lit — et c’est précisément pour cela qu’il rend fou les collectionneurs depuis soixante-dix ans.

    Omega n’a jamais fait de bruit autour de ses cadrans Honeycomb. Ils sont sortis en petites quantités, sur quelques références choisies. La version noire est la plus rare des trois, et de loin la plus difficile à trouver dans cet état. Ceux qui les cherchent le savent : on ne tombe pas sur une Honeycomb noire, on l’attend.

    Le reste est à l’avenant. Le boîtier plaqué or de 34 mm, ses cornes tombantes qui descendent sur le poignet comme si elles avaient été dessinées pour le vôtre, le chiffre 12 appliqué, les aiguilles Dauphine dont les facettes renvoient exactement la même lumière que les index — rien n’a été laissé au hasard. C’est de l’horlogerie des années 1950 dans ce qu’elle avait de plus élégante, sans effort.

    Et puis il y a le battement. Le calibre 354 est un Bumper, l’un des derniers avant qu’Omega ne passe au rotor : à chaque mouvement du bras, la masse vient buter contre ses ressorts et l’on sent, littéralement, la montre se remonter. Aucune automatique moderne ne procure cela. Ceux qui y goûtent une fois cherchent ensuite à en posséder une.

    Livrée sur cuir grainé noir avec sa suédine de voyage, révisée et garantie 3 ans.

    NON ÉTANCHE.

  • Cartier Must Vendôme Nacre

    Cartier Must Vendôme Nacre

    2 350 

    Cette Must de Cartier Vendôme appartient à l’une des lignes les plus emblématiques de la maison parisienne. Née en 1973 sous l’impulsion de Robert Hocq, la collection Must de Cartier répondait à une ambition claire : rendre accessible l’esthétique Cartier sans jamais transiger sur son exigence de style. Le principe du vermeil — argent massif 925 recouvert d’or jaune 20 microns — permit à la maison de proposer des pièces d’une qualité de finition et d’une présence irréprochables, et cette approche fit du Must l’un des plus grands succès commerciaux de l’horlogerie du XXe siècle.

    Son boîtier rond de 30 mm en vermeil, poinçonné ARGENT 925 et PLAQUÉ OR G 20 M au dos avec ses poinçons de garantie français, se distingue par ses attaches godronnées caractéristiques du modèle Vendôme — un détail de dessin qui signe immédiatement la pièce et lui confère cette silhouette à la fois architecturale et féminine. La couronne est surmontée du cabochon bleu, signature absolue de la maison depuis les créations de Louis Cartier au début du siècle.

    Le cadran constitue ici le véritable objet du désir : une plaque de nacre naturelle, dont les moirures et les irisations changent selon la lumière et l’angle d’observation, faisant de chaque exemplaire une pièce littéralement unique. Cartier a choisi ici le dépouillement le plus total — aucun index, aucune minuterie, seulement la signature manuscrite de la maison — laissant à la matière toute la place. Les aiguilles glaive en acier bleui, dessin historique de la maison, tranchent avec élégance sur ce fond nacré et complètent une composition d’une pureté remarquable.

    La montre est animée par un mouvement à quartz suisse Cartier, choix assumé de la collection Must, garant d’une grande précision et d’une utilisation sans contrainte au quotidien. Montée sur un bracelet en cuir noir à boucle ardillon plaquée or, elle est accompagnée de sa suédine de voyage — une pièce de joaillerie horlogère au dessin intemporel, aussi juste au poignet aujourd’hui qu’à sa sortie.

    Révisée et garantie 3 ans – NON ÉTANCHE.

  • Rolex Airking 5500

    Rolex Airking 5500

    3 790 

    Cette Rolex Oyster Perpetual Air-King, référence 5500, produite en 1967, constitue l’un des grands classiques vintage de la maison genevoise. Née en 1945 en hommage aux pilotes de la Royal Air Force engagés dans la Bataille d’Angleterre, l’Air-King est le nom le plus ancien encore porté par un modèle Rolex. La référence 5500, produite de 1957 à 1984 — soit près de trois décennies, l’une des plus longues carrières de l’histoire de la marque —, en est l’incarnation la plus emblématique : une montre-outil épurée, robuste et intemporelle, longtemps offerte en cadeau d’entreprise et portée au quotidien, ce qui en fait aujourd’hui un témoin authentique de son époque.

    Son boîtier Oyster de 34 mm en acier, à lunette lisse polie et couronne vissée, offre des proportions d’une justesse remarquable, aussi élégantes sous une manchette qu’au quotidien. Le cadran argenté soleillé, dont le rayonnement s’anime selon l’angle d’observation, présente ses index bâton appliqués en acier et ses marquages luminescents au tritium — attestés par la mention T SWISS T en bas de cadran, marqueur d’authenticité et gage d’un cadran d’origine non redécoré. Les aiguilles bâton assorties assurent une lisibilité exemplaire, dans un dépouillement typiquement Rolex où rien n’est superflu. L’ensemble est protégé par son verre plexi, fidèle à la configuration d’origine et dont la légère déformation optique participe pleinement au charme de la pièce.

    La montre est animée par le calibre Rolex 1520, mouvement mécanique à remontage automatique manufacturé.  Issu de la célèbre famille des calibres 1500 — dont le 1530 fut le premier mouvement automatique entièrement conçu et produit par Rolex —, il est réputé pour sa simplicité d’architecture et son endurance exceptionnelle : c’est précisément ce calibre qui a permis à tant d’Air-King de traverser un demi-siècle de port quotidien. Il affiche les heures, minutes et seconde centrale, avec une réserve de marche d’environ 42 heures.

    Montée sur son bracelet Oyster acier Rolex référence 7205 à embouts 57, elle est accompagnée de sa suédine de voyage, complétant cette pièce polyvalente et discrète — sans doute la porte d’entrée la plus authentique dans l’univers du Rolex vintage.

    Révisée et garantie 3 ans – NON ÉTANCHE.

  • Tissot Seastar Navigator

    Tissot Seastar Navigator

    1 690 

    Ce Tissot Seastar Navigator, produit dans les années 1970, appartient à la grande famille des chronographes sportifs suisses de la décennie — celle qui vit les manufactures rivaliser d’audace dans le dessin des boîtiers et l’expressivité des cadrans. Son boîtier coussin de 40 mm en acier entièrement brossé, aux flancs galbés et à la lunette noire, affiche une présence au poignet remarquable et une silhouette immédiatement identifiable de son époque. Tissot, alors partie intégrante du groupe SSIH aux côtés d’Omega, disposait d’un accès direct aux meilleurs calibres de chronographe du moment, ce qui explique la qualité mécanique de cette référence — bien supérieure à ce que sa cote actuelle laisserait supposer.

    Elle est dotée d’un magnifique cadran argenté à compteurs guillochés cerclés de noir, dans une configuration bicompax d’une grande lisibilité. Le détail signature du modèle réside dans le secteur bleu du compteur de minutes, dispositif de décompte de départ de régate hérité de la vocation nautique de la ligne Seastar — une fonctionnalité qui vaut à cette référence son nom de Navigator et la place dans la lignée des chronographes de marine. Les index appliqués et les marquages au tritium, attestés par la double mention T SWISS MADE T, ont pris une belle patine crème homogène, tandis que les aiguilles de chronographe orange vif apportent ce contraste chromatique typiquement seventies qui fait tout le caractère de la pièce. Un guichet de date à 6h complète l’affichage, et l’ensemble est protégé par son verre plexi.

    Montée sur un bracelet en cuir grainé gris perforé façon rallye à coutures écrues, en parfait accord avec l’esprit sportif du modèle, elle est accompagnée de sa suédine de voyage — un chronographe vintage authentique, mécaniquement noble et encore remarquablement accessible, idéal pour une première acquisition sérieuse.

    Révisée et garantie 3 ans – NON ÉTANCHE.

  • Omega Genève Roman Dial

    Omega Genève Roman Dial

    1 450 

    Cette Omega Genève, référence ST 111.0123, produite dans les années 1970, illustre parfaitement l’audace stylistique de la manufacture biennoise durant cette décennie. La ligne Genève, positionnée comme l’entrée de gamme élégante d’Omega, fut paradoxalement le terrain d’expression le plus libre de ses créateurs : c’est là que la marque s’autorisa ses boîtiers les plus expressifs et ses cadrans les plus graphiques. Son boîtier coussin en acier alterne surfaces brossées et biseaux polis pour un jeu de lumière d’une grande subtilité — une architecture typiquement seventies, aujourd’hui redécouverte et très suivie par les collectionneurs de design.

    Elle est dotée d’un superbe cadran noir laqué, d’une profondeur remarquable, animé par ses chiffres romains appliqués blancs disposés sur tout le pourtour. Ce contraste absolu entre le noir profond et le blanc des index, dans une composition entièrement dépouillée de toute indication superflue — ni date, ni seconde, seulement le logo Omega et la signature Genève — confère à la pièce une lisibilité et une élégance graphique saisissantes. Les aiguilles bâton effilées en acier noirci prolongent cette lecture minimaliste, dans un esprit résolument moderniste.

    La montre est animée par le calibre Omega 625, mouvement mécanique à remontage manuel manufacturé. Dérivé de la famille des calibres 600, il se distingue par sa finesse — une qualité essentielle pour habiter un boîtier aussi plat — et par la fiabilité qui caractérise la production Omega de cette période. Sa simplicité d’architecture, réduite à l’affichage des heures et des minutes, en fait un mouvement particulièrement robuste et agréable à entretenir, dont le remontage quotidien participe pleinement au plaisir de porter une montre vintage.

    Montée sur un bracelet en cuir façon toile noir, en parfait accord avec la sobriété du cadran, elle est accompagnée de sa suédine de voyage, complétant cette pièce de caractère — une montre habillée au design affirmé, rare sur le marché et d’un rapport charme/accessibilité particulièrement séduisant.

    Révisée et garantie 3 ans – NON ÉTANCHE.